Un compte poussé au tout-PMax, une rentabilité qui s'érode mois après mois, et personne qui sait quoi optimiser puisqu'il n'y a plus rien à régler.
Plusieurs clients sont venus me voir avec exactement ce constat. Ils voyaient la performance baisser trimestre après trimestre, ils posaient la question à leur agence, et la réponse revenait toujours à la même chose : ce sont des campagnes qui s'optimisent toutes seules, il faut laisser tourner. Pour une prestation facturée au mois, admettre qu'il n'y a rien à faire pose quand même une question sur ce qu'on facture.
Cette réponse a une part de vrai, et c'est ce qui la rend difficile à contester : sur une PMax, il n'y a presque rien à régler dans l'interface. Le travail a été déplacé ailleurs, dans le flux produits, dans la sélection des références, dans les cibles et dans les campagnes qui l'entourent. Une agence qui vous dit qu'il n'y a rien à faire vous dit surtout qu'elle ne va pas le chercher là où il est.
La sortie, dans cet ordre
1. L'analyse produits d'abord. Stock, marge, ce qui vend. On reconstruit sur les références qui portent, pas sur le catalogue entier.
2. Recréer les campagnes spécifiques. Shopping standard sur les meilleurs produits avec une cible plus basse que la PMax, et du Search en exact sur les requêtes qui convertissent.
3. Reléguer la PMax. On ne la coupe pas : on remonte sa cible au-dessus de celle des autres campagnes. Elle redevient sélective d'elle-même.
4. Observer avant de toucher autre chose. Un changement à la fois, comparaison jour par jour trois jours avant et trois jours après.
Sur les comptes que j'ai repris de cette façon, le chiffre d'affaires et le ROAS sont remontés. Je précise quand même que c'est un travail de plusieurs semaines, et que la première quinzaine est souvent inconfortable : on démonte une machine qui tournait mal mais qui tournait.